29 janvier 2010
L'art et la manière ...
La lumière d'un flash sur les ondes,
La jolie rencontre,
L'évidence ... Pure et dure,
Mais la trouille bleue de s'y retenter,
Mes sempiternelles interrogations sur l'amour,
Cette peur de tout foutre en l'air sur un air de C'est trop bien, trop joli ce qu'il m'arrive,
Essayer quand même,
Vivre les instants ici et maintenant,
La difficulté à comprendre les silences de l'autre mais le prendre "tel qu'il est" parce-qu'après tout les gens ont droit d'être ce qu'ils sont,
Toujours la trouille bleue, l'interdiction de s'autoriser le joli ... et l'évidence,
Difficulté de se projeter (dans le sens littéral du terme : lancer en avant) : "Ah bon ? J'ai droit de vivre ça aussi ? Y'a quelqu'un qui veut le vivre avec moi ?? S'po normal ça, ça doit cacher un truc",
Mais dans mes rêves les plus fous, j'm'y sentais plutôt bien dans les projets proposés,
Impossible de le verbaliser ... "Si j'le dis, ça va po marcher" ...
Ne rien dire non plus donc,
Laisser faire :"il doit bien le voir, le sentir, il doit bien savoir comment je fonctionne",
Puis l'énervement,
Le sentiment d'incompréhension puis celui d'insatisfaction,
Le malentendu dans les malentendus,
Les interrogations incessantes sur la vie de couple,
Sur l'amour,
Sur lui,
Sur moi,
Toujours c'te peur de tout foutre en l'air,
L'éloignement ressenti,
L'intuition,
Le doute,
La stupeur,
Le sentiment de trahison,
L'espoir de comprendre, de le comprendre, d'être comprise,
La brutalité,
La rapidité,
Ce sentiment d'avoir failli à un moment donné et d'avoir tout foutu en l'air,
L'impossibilité, l'interdiction, de mettre tout à plat et de pouvoir essayer d'arranger les choses,
L'impuissance,
PATATRA ...
Puis le soulagement,
La sensation d'avoir fait ce qu'il y avait à faire,
Mais le soulagement ne dure pas,
Car mon masque n'est toujours pas tombé,
J'ai encore fait la forte, la solide, celle qui peut tout encaisser,
La douleur,
La consternation,
Les larmes incontrôlables qui ne veulent pas me fichent la paix, où que je me trouve,
L'esprit obnibulé par les mêmes pensées,
Encore tout foutu en l'air,
Puis, le manque ...
De sa tendresse,
De ce qu'il me proposait dans l'absolu,
De sa présence,
De son odeur,
De lui ...
Mais ... Sa tendresse qu'il donnait sans compter, sans réfléchir ... Peut-être la seule chose hors contrôle en lui ... Ce qu'il y avait de plus vrai et sain me manque terriblement,
Ses bras m'entourant et m'enveloppant,
Cet endroit où, malgré les non dits et les malentendus, je pouvais fermer les yeux, me laisser aller ... Et me sentir en sécurité ... Pour la première fois de ma vie ...
Encore tout foutu en l'air ...
Rayée de la liste, impression de n'avoir jamais existée,
L'absence,
Le silence,
La culpabilité ... incessante ...
Une histoire de fond et de forme tout ça,
On aurait pu essayer, merde !
Maintenant qu'on savait, on aurait pu y arriver ...
11 janvier 2010
Congratulations ^^
En bas de mon immeuble, un soir d'Août dernier, mon p'tit voisin au sourire enchanteur croise mon chemin. Passées les civilités d'usage et en bon célibattants que nous sommes tous les deux le sujet principal s'engage comme un passage obligé : Alors, comment vont les AMOURS ???? (question essentielle apparemment lorsqu'on est célibataire)
Toi, tu viens justement de rencontrer non, pas un PQR quelqu'un ... Alors, regard baissé comme un nain ayant fait une chtite bêtise, tu lui dis. Et c'est là que ce mot sort de sa bouche : Félicitations !
Et toi un peu conne sur l'instant il est vrai tu réponds : euh, ben merci.
Une fois regagné ton appartement, tu ressembles plutôt à ça
... Hum ... Reste 4 min de jeu, vais faire sortir Thierry Henri, faudrait pas qu'il mette un but, on pourrait gagner ...
Oui, tel un Domenech en pleine réflexion constructive, tu t'interroges à ton tour : mon Bac c'était y'a longtemps, mon permis aussi, ai pas encore mon poste E.S, me suis pas mariée (quoique) ... Alors, pourquoi on me félicite ?
Ben parce-que t'as rencontré quelqu'un patate !
Aaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh ok !
Waouh ^^
Pour autant, à part à tes vraies copines, c'est pas un truc que tu cries sur les toits ...
Quelques mois plus tard ... Le chéri est toujours là ...
Re waouh ... C'est là qu'il faudrait dire félicitations ^^
Il rejoint un peu malgré lui l'ère Facebookienne ... Là ... Dilemme ... Faut changer ta "situation" ... Ce qui, finalement, n'est pas si difficile ... Allez hop, me v'là "en couple avec ..."
Ce n'est que le lendemain matin lorsque tu rallumes ton ordi, et au vu de ton mur criblé de félicitations en tous genres, que tu réalises que tu t'es peut-être mariée dans la nuit sans le savoir ...
Hum ...
Waouh, suis trop fortiche môa, j'fais des trucs de ouf !
Félicitations alors !


